Cette petite maison traditionnelle datant de 1900, en pierre et ardoise, n'était plus habitée depuis longtemps. Elle commençait même à être envahie par la végétation.
Vivant à Rennes avec ses deux enfants et cherchant une résidence secondaire pour les vacances, sa nouvelle propriétaire eut un coup de cœur pour son charme breton et sa situation privilégiée à moins de 2 kilomètres de la mer. Mais le projet ne s'annonce pas simple : la bâtisse est située dans une zone naturelle préservée, ce qui restreint les droits à construire, en plus d'être soumise à la loi littoral. Pas de surélévation possible, ni d'extension dans le prolongement car la limite parcellaire est trop proche.
« Il a fallu composer avec les volumes existants », explique l'architecte Laurène Baratte. « L'extension reprend le gabarit de la maison : elle est d'une largeur similaire, les faitages et les égouts s'alignent, les cheminées se répondent. » Pourtant, impossible de confondre car, en plus du décalage d'un bon mètre entre les deux entités, la nouvelle construction est intégralement bardée de bois brûlé, en façade comme en toiture. Pour obtenir un « effet monolithique » , l'architecte a décidé de « jouer la carte à fond » avec ce matériau résistant et brillant qui offre des reflets en fonction de la lumière du jour. Ainsi, cette jumelle contemporaine, identique dans le gabarit, reste singulière dans son enveloppe noire assumée et ses finitions.
Architectes Laurène Baratte Architecte
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