Reprenant les codes de l’architecture basque imposés par la réglementation, les architectes de l’agence biarrote fondée par Delphine Carrère en 2005 livrent une maison plus généreuse en surface et au jardin revisité pour laisser la part belle à la nature. La piscine au liner synthétique bleu azur, en forme de rectangle brisé, peu pratique pour la nage et esthétiquement douteux, est détruite. Le nouveau bassin de forme rectangulaire est, certes, moins grand, mais l’idée est de « laisser la part belle à la nature », décrit Delphine Carrère, et de la placer dans un « écrin de verdure qui lui est propre et l’encadre ». Il reprend partiellement l’emprise de l’existant. L’enjeu du projet relève pour beaucoup de la restauration du paysage. Situé en bordure d’un plateau, le terrain est marqué par une topographie forte et un dénivelé important. Aussi, la piscine reste au même emplacement, en contrebas de la maison, et les architectes ont profité de la configuration de cette butte pour dissimuler le local technique sous la terrasse. Cela évite le cabanon disharmonieux. La mise en oeuvre de la pierre de Bali apporte au bassin une touche lumineuse et une lecture de l’eau moins monotone que si le fond était uniforme. « Sombre avec des teintes nuancées, elle fait scintiller la piscine », note Delphine Carrère. Cette pierre naturelle est compatible avec le traitement de la piscine (sel, chlore…). En collaboration avec le paysagiste Michel Mendiboure, la végétation prend le dessus. La technique est enfouie sous la végétation. Un massif de plantes vivaces de faible hauteur borde le bassin. Toujours dans cet esprit de mise en valeur de la nature plutôt que du bâti, la plage est réduite à l’essentiel, de quoi mettre quelques transats. Réalisée en briquettes de terracotta, elle s’accorde à la verdure. « Le vert des végétaux et les tons ocre entrent en résonance », souligne l’architecte.
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Total makeover
2025-05-15|Lucie Cluzan
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